mieux manger en famille
La bulle des parents

Comment faire pour que mon enfant mange mieux ?

Tranche d'âge
CF
Charlène F., maman de Baptiste 8 ans
09 février 2020

Au secours ! Après s’être régalé pendant des années avec mes bons gratins de légumes et compotes de fruits maison, mon fils de 8 ans ne veut plus manger que des pâtes et des pizzas ! 

En grandissant, un enfant passe assez souvent par une période « j’affirme mes goûts », goûts parfois à l’opposé de ce que l’on sait bon pour lui. Sans pour autant le laisser manger n’importe quoi, mieux vaut s’appliquer à ne pas gâcher les repas familiaux. Aborder le problème avec souplesse aidera à passer ce cap, plus facilement qu’en faisant le gendarme alimentaire !
1. Malbouffe-information  

À cet âge, s’intéresser à la composition et à la fabrication d’un produit est une bonne manière de prendre conscience de ce qui est bon ou mauvais pour soi, parmi les aliments qu’on aime manger. Le jeu de la chasse aux bons produits au supermarché consiste à chercher les produits les moins transformés possibles dans les rayons (ceux dont la composition sur l’emballage ne comporte pas plus de 2 lignes et sont sans sucre ajouté... chose quasi-impossible quand on achète des produits alimentaires industriels), pour préparer ses plats préférés (nuggets de poulet ou « pâtes-bolo », par exemple). La réflexion qui en ressortira, c’est que manger des pâtes, des beignets de poulet ou des croque-monsieurs n’a rien de mauvais quand c’est fait maison, avec des produits simples achetés chez le boulanger, le primeur, le fromager ou le boucher.

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2. Mangeurs monotones

« Il faut prendre cela avec une certaine philosophie », disent les parents, surtout ceux qui n’ont pas l’omniprésent souci de faire manger de tout à leur enfant « Mon fils ne mangeait que des pâtes à la tomate, des pommes et des bananes l’année dernière… Aujourd’hui, à 6 ans, il mange absolument de tout, même s’il ne saute de joie que le jour où l’on fait des pâtes ! » Alimentairement parlant, il n’y a rien de mal à manger des pâtes tous les jours comme le font les italiens, ou du riz comme en Asie, à condition bien sûr de les accompagner d’autres aliments bons pour la santé durant le repas. « Chez nous, le couscous fait partie des plats de tous les jours ou presque, céréales, légumes, viande, légumineuses », explique une maman fière de ses origines maghrébines, de sa cuisine traditionnelle et de ses enfants gourmands. Laissons donc les mangeurs monotones être libres de manger tous les jours la même chose… comme bien des gens dans le monde.

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3. Repas à la carte ou presque

Préparer un repas qui ne fait pas plaisir à l’un des convives rend souvent détestable le climat à table. Voici une astuce pour simplifier les repas pris ensemble et éviter d’avoir un enfant bloqué devant son assiette, avec un plat qu’il ne désire pas manger. « Nous avons fait la liste de plats préférés de nos deux garçons, explique un papa. Chacun a la possibilité d’avoir son plat préféré un soir par semaine (pizza, croque-monsieur, hot-dog) et les autres jours, un plat neutre (riz, pâtes) avec la sauce de son choix. Comme de notre côté, nous mangeons plutôt d’autres choses, nos mangeurs de junk food ou de riz à la tomate finissent toujours par se laisser tenter par la bonne cuisine que nous cuisinons pour nous, ma femme et moi… Ça évite d’interdire et je suis sûr que c’est un bon plan anti-malbouffe ! »  

IR
Ines R., maman de Shana 11 ans et Ilyes 6 ans
06 juillet 2020

Mon fils de 6 ans mange des quantités énormes à table. J’essaie de lui expliquer qu’il faut qu’il écoute son ventre lui crier qu’il est plein ! Quant à ma fille de 11 ans, c’est l’inverse, c’est une picoreuse à table. Mais quand elle a faim, elle peut vider un paquet de chips, et elle culpabilise ensuite.

Quand on a une picoreuse ou un dévoreur (et vice-versa) à la maison, il est toujours difficile de trouver la bonne attitude. Interdire, rationner, afficher la valeur calorique des aliments dans la cuisine, les surveiller à table ? Rayons vite de notre tête ces choses qui font oublier que pour un enfant la nourriture doit avant tout être un plaisir. Trouvons des solutions sympathiques pour les ultra-voraces et compagnie !
1. L’importance émotionnelle de la nourriture

L’alimentation sert parfois à équilibrer sa vie. En remplissant son estomac, on se sent content et on mange beaucoup d’un coup ! Pour les enfants « dévoreurs », il y a bien une astuce qui marche : leur parler ! Eh oui, quand on fait la conversation à table, on mange moins vite et le cerveau a ainsi le temps de percevoir le sentiment de satiété. Les enfants « picoreurs » sont davantage à la merci des chips et autres aliments salés ou sucrés. Avec leur saveur et odeur délicieuse, ils donnent un plaisir immédiat et entraînent une soif… de soda bien sucré ! Heureusement, les parents savent être ingénieux, comme ce papa : « Mes enfants et moi-même aimons beaucoup les épis de maïs juste bouillis à l’eau salée et j’adore les voir picorer des grains de maïs en cas de fringale. Il n’y pas mieux comme snack sain, doux… et pourtant, c’est un légume ! »

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2. Pas de mensonges

Les légumes sont cités par la moitié des enfants comme aliments les plus détestés… il existe heureusement quelques idées pour éviter d’amplifier le phénomène. Faut-il par exemple leur mentir en cachant les courgettes dans un gâteau au chocolat ? Ils l’apprécieront peut-être, mais se méfieront ensuite des desserts faits-maison que vous leur préparerez. (Pédagogiquement parlant, on se doute que mentir à un enfant n’est d’ailleurs pas ce qu’il a de plus souhaitable.) Chez les parents d’aujourd’hui, les soupes maison ont la côte pour faire manger des légumes aux enfants. « Chez nous, on sert la soupe avec ses petits “plus” présentés à part », raconte une maman flexitarienne. « Chacun ajoute ce qui lui plaît dans son bol : petits croûtons, lait de coco, œuf poché, fromage frais, bacon… Plutôt que de les cacher, on sublime les légumes tout en laissant chacun assaisonner son plat à son goût ».

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KL
Karine L., maman de Gabriel
06 septembre 2020

J’ai l’impression de mettre plus de temps à préparer le repas qu’à le manger. On mange super vite et mon fils de 9 ans, qui commence à prendre du poids, a tendance à partir prendre son dessert dans sa chambre en se servant directement dans le frigo. J’en ai assez de ces repas TGV ! 

Le « bien vivre » ensemble et le « bien manger » vont de pair. Le repas est important car c’est souvent le seul moment de la journée où on voit ses enfants de façon détendue. Quant au dessert avalé devant un jeu vidéo ou en regardant la télévision, mieux vaut l’éviter pour qu’un enfant ne pense pas que manger, c’est juste « faire le plein » !
1. Manger vite, manger trop

Manger n’est pas seulement nécessaire, c’est aussi bien sûr un plaisir. Durant les repas, faisons comme au Japon où les parents aiment parler nourriture avec leurs enfants pendant les repas : d’où viennent les aliments, la façon dont le plat a été préparé… Cette transmission de notre culture culinaire n’est pas à négliger car elle permet de mettre en relation ce qu’on mange et la façon dont cela est produit. C’est l’inverse du « manger à l’américaine » où l’on pioche dans le frigo à toute heure, avec des portions souvent le double de ce qui est nécessaire pour se sentir rassasié. « Après un repas, moi j’aime mieux que mes enfants me disent qu’ils se sont bien régalés plutôt que trop “remplis” » ! 

J'ai trop mangé ! - Premières Lectures CP Niveau 2 - Dès 6 ans
Niveau - Je commence à lire
M. Lapin a trop mangé et ne peut plus sortir de son terrier !
2. Manger seul 

Le dessert n’est pas une récompense qui donne « droit » à des privilèges quand on a bien fini son assiette de saumon-haricots verts vapeur, comme celui de le manger devant la télé. Cette « petite liberté » n’est pas bonne pour la santé de nos enfants. Quand un enfant mange seul devant la télévision, il mange plus vite et mastique moins longtemps. C’est ainsi qu’un yaourt si vite avalé en appelle souvent un autre !

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