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La bulle des parents

Comment réagir face aux crises de colère d’un bébé

Tranche d'âge
LK
Lucie K., maman de Maël 15 mois
07 juin 2020

Pas un jour sans que mon bébé de 15 mois ne fasse une grosse colère, et il n’y a rien à faire pour le calmer… 

Un bébé a souvent du mal à maîtriser ses émotions et c’est à nous, parents, de l’aider pour qu’il ne se sente pas seul et démuni face à sa colère. Certains mots sont à bannir, certains gestes à adopter. Ce sont nos bons « boucliers » anti-colère !
1. Utiliser les bons mots

« Qu’est-ce qui t’arrive ? » C’est souvent de cette façon que l’on interroge son bébé qui se met en colère. Il n’a malheureusement pas les mots pour vous expliquer son désarroi. Le ton de votre voix est alors capital. S’il sent de l’inquiétude ou de l’agacement dans votre voix, il sera désemparé. Mais si vous compatissez en parlant de sa colère à la troisième personne : « Oh cette colère, qu’est-ce qu’elle est embêtante ! Comment va-t-on faire pour la faire partir ? », alors votre bébé verra que vous êtes à son écoute. Il saura que l’émotion qui le dépasse a un nom et que vous êtes là pour tenter de l’en délivrer.    

2. Trouver les bons gestes

Même si votre bébé vous repousse, il a besoin de vous dans ses moments-là. Seul sur son tapis de jeu, il va taper, crier, et la tension qui l’habite continuer à monter. Si vous l’aidez à réorganiser son petit monde interne en restant à ses côtés, en lui caressant le dos, sans lui parler, juste en « chantant » en envoyant des « o » dans l’air, lèvres fermées, votre bébé comprendra qu’il n’est pas abandonné et que vous êtes à ses côtés et la colère va pouvoir « s’évader ».

3. Montrer un visage paisible

Mieux que quiconque, votre bébé sait lire sur votre visage ce que vous pensez tout bas (colère ou inquiétude). Pour cela, tout en le calmant, fixez un point lointain en gardant un visage serein. Une « zen attitude » qui évitera qu’un croisement de regards relance la colère.

DM
Daniel M., papa de Téa 12 mois
10 mai 2020

Elle pique des crises de colère terribles pour un rien, même toute seule ! Elle est capable de hurler quand un jouet lui résiste ! 

Il est sûr que désamorcer les mouvements d’humeur d’un bébé va lui permettre de se débarrasser d’une bien mauvaise habitude, celle de crier pour un oui ou pour un non. Aucune colère, petite ou grande, ne fait du bien !
1. Dévier l’attention

C’est une astuce qui marche à presque tous les coups : dévier l’attention d’un tout-petit dès le premier cri de fureur. Cela n’a rien de laxiste, c’est au contraire une façon d’éviter que la colère ne devienne un réflexe, à un âge où les émotions sont difficiles à contrôler. Par exemple, s’il crie chaque fois que son yaourt est fini car il en veut encore, évitez la colère qui peut suivre en faisant n’importe quel geste tonique (« clap clap », frapper dans vos mains, « toc-toc », tambouriner du doigt la table), au premier froncement de sourcil. Même chose pour l’installer dans sa poussette. Avant qu’il ne se « cabre » en hurlant, attirez son attention vers quelque chose qu’il aime particulièrement (un gros camion, la sirène des pompiers, le gentil chien du voisin). Si votre voix est joyeuse, la contrariété laissera place à l’excitation de la nouveauté.

2. Aider à trouver une bonne solution

La pédiatre et pédagogue hongroise Emmi Pikler (1902-1984) fut à l’avant-garde de l’accompagnement au bon développement des capacités du bébé. Pour elle, tout doit être expliqué aux bébés, émotions comprises : « Je vois que tu n’es pas content. Je peux peut-être t’aider », direz-vous à un petit qui s’énerve en tentant d’insérer un cube dans sa boîte à formes… Les mots doivent être simples, l’objet du mécontentement clairement défini et des propositions faites : guider la main pour insérer le cube plusieurs fois de suite puis, si le bébé continue à ne pas y arriver tout seul, lui proposer un autre jeu qu’il sait faire tout seul. Les cris et la colère n’ont rien de bon dans un apprentissage, aussi simple soit-il !

3. Renforcer les rituels

Votre bébé déteste être dérangé dans ses jeux pour être changé ou habillé. Pour empêcher que la situation ne dégénère, un simple rituel lui permettra de rester serein durant ces moments peu intéressant pour lui. Annoncez à votre bébé qu’il est temps de le changer en insistant surtout sur le plaisir qu’il aura à écouter la ritournelle de sa boîte à musique, celle qui ne sert que pour cette occasion. Pour l’habiller, chatouillez et nommez chaque partie de son corps tout en lui enfilant le vêtement, ou faites des mimiques rigolotes… Faire des grimaces ou des chatouilles peut devenir un rituel réservé à ces moments-là. Il sera attendus, captera l’intérêt du bébé et l’encouragera à être joyeux et attentif.

AB
Anissa B., maman de Lina 12 mois
14 juillet 2020

Quand je lui refuse quelque chose, ma fille de 1 an ne prend même pas le temps de pleurer, elle pousse un grand cri, ses lèvres deviennent bleues et elle devient molle comme une poupée de chiffon !

Quand son bébé réagit aussi fortement, rester « zen » est plus facile à dire qu’à faire ! Et pourtant ce comportement est à respecter, à l’aide de quelques bonnes astuces apaisantes.
1. Affronter les grosses crises

Quel parent ne craint pas le fameux « spasme du sanglot » ? Après des pleurs ou des cris, un bébé n’arrive plus à reprendre sa respiration, son visage change de couleur et il paraît perdre conscience. C’est très impressionnant ! Mais il ne court aucun risque. Après une courte apnée (qui vous semblera interminable), votre bébé expulsera l’air de ses poumons par réflexe. Trois gestes tout simples à réaliser, si un bébé a un spasme du sanglot : presser un gant de toilette mouillé sur son visage, lui caresser le dos, lui parler calmement. Il est important de rester tranquille afin qu’une fois la crise passée, votre bébé ne sente pas que cela peut avoir une emprise sur vous.

2. L’accompagnement après-colère

Toute grosse colère est épuisante. Alors quand la crise est passée, il est tout aussi important d’être là pour le bébé. Quand les derniers sanglots se sont évanouis, posez son doudou, sa sucette ou un biberon d’eau près de lui. Ce seront pour lui des signaux réconfortants, qui l’inciteront à se remettre de ses émotions tout en douceur.

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