un enfant devant un écran d'ordinateur
Etre parent

Nos petits face aux écrans

MD
Deny
Madeleine
Durée 2 minutes
Ne pas exposer les enfants de moins de 3 ans aux écrans est une recommandation nécessaire. Elle permet aux parents de prendre conscience de la place importante de ces objets dans la vie familiale et d’identifier leur nocivité dans le développement du jeune enfant.

Baigner tôt dans la « bulle technologique » n’est pas, comme on pourrait le croire, synonyme de réussite. C’est plutôt l’inverse. L’utilisation des techniques numériques dès le plus jeune âge, même avec des programmes éducatifs de qualité, amène bien des enfants à avoir des retards de langage et des troubles de la concentration à l’école. D’où l’importance du jeu libre, celui qu’on ne peut faire qu’à la maison.   

Écran et santé

Avant 3 ans, les écrans sont nocifs pour le bon développement du jeune enfant. Les parents qui n’en sont pas convaincus à 100 % peuvent au moins suivre les préconisations du corps médical : pas d’écran avant d’aller à l’école (démobilise l’attention), pas d’écran avant de dormir (perturbe le sommeil), pas d’écran à table (incite à manger plus que nécessaire), pas d’écran pour se calmer (entraîne une pseudo-satisfaction et un manque affectif). Les LED, ces éclairages à lumière bleue de nos écrans sont par ailleurs problématiques : ils risquent d’abîmer la rétine des enfants et d’entraîner des maux de tête.

Pour aller plus loin :

Nos enfants, des « digital native » à protéger ? 

Les parents savent tous combien les écrans captivent les tout-petits. Cette fascination a son revers, car devant un écran l’enfant est passif, ce qui n’est pas le cas lorsqu’il fait une activité tranquille (puzzle ou lecture). Cette situation n’est donc pas la plus souhaitable à un moment crucial de son développement, alors que le jeune enfant doit pouvoir expérimenter en permanence sa capacité à interagir avec son environnement.

Des écrans qui accaparent les parents

Même si un enfant est « sans écran », il faut prendre conscience que grandir avec des écrans partout autour de soi dans la maison a des conséquences sur son attention. En effet : les stimulations sonores et lumineuses sont source de fatigue. Par ailleurs, quand on a son smartphone en permanence à la main, on n’est jamais tout à fait avec son enfant. Il le ressent en vous voyant suivre l’activité sur votre écran pendant que vous jouez avec lui. L’interaction verbale est alors généralement moins riche.

Contrôler, accompagner

Mieux vaut prendre de bonnes habitudes dès les premières utilisations, pour éviter les excès. Par exemple : rester inflexible sur le temps passé devant un écran et sur le choix des contenus. Faites-lui prendre l’habitude de ne regarder qu’un seul dessin animé et non trois entrecoupés de spots publicitaires. Il comprendra mieux quand débute et quand finit ce temps d’écran et cela permettra d’éviter le piège du « encore un peu ». Même chose avec les jeux sur tablette : un seul petit jeu et à une seule condition, jouer avec lui pour pouvoir discuter et commenter la partie. Les écrans peuvent alors être un bon support à la communication.

Génies de l’informatique et éducation stricte ?

Les parents de la Silicon Valley, là où se trouvent toutes les grandes entreprises des technologies nouvelles, ont opté pour une limitation drastique des outils connectés pour leurs jeunes enfants. Dans les écoles, c’est la méthode éducative Montessori qui est privilégiée : ni ordinateur ni tablettes, rien que de l’apprentissage par le mouvement et la manipulation. De quoi nous faire méditer !

Guide de survie pour accros aux écrans
Enfin un livre pour la paix des familles !
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